Presentació

Fa pocs dies ens ha deixat Michel Rocard, l’inspirador d’una idea de l’esquerra moderna, reformadora i ètica, que considera imprescindible partir de la realitat, esforçar-se per donar sentit a l’acció, parlar clar per impopular que sigui i actuar amb decisió i rigor. D’entre les moltes semblances publicades recollim la d’Alain Bergounioux, que emparenta Rocard amb Pierre Mendès France, l’altra gran personalitat de la “deuxième gauche”.

Seguim amb un text llarg de Mariam Martínez Bascuñan en el que analitza les causes que expliquen el sorgiment dels nous populismes. La desigualtat generada pel procés d’acumulació capitalista fa trontollar unes democràcies que es mostren impotents per corregir aquesta deriva, de manera que el consens social que les legitima entra en fallida,  al temps que s’estén la por al futur i la recerca de refugi en les sobiranies nacionals d’ahir ressuscitades pels nous populismes.

Trobar una sortida a aquest cul-de-sac obliga a mirar la realitat de front, començant per obrir el focus per situar els problemes europeus en el seu marc global, i entendre que no és sostenible que el 7% de la població mundial que produeix el 25% del PIB concentri el 50% de la despesa social. Per ajudar a entendre aquesta situació és molt pedagògic el post de Jesús Fernández-Villaverde que comenta un gràfic sobre la distribució mundial de la renda.

La historiadora Paola Lo Cascio reconstrueix minuciosament les vicissituds de l’anomenat Procés sobiranista que està gairebé monopolitzant la vida política catalana des del 2010. En aquest extens article, Lo Cascio fa seva la interpretació de Marina Subirats quan considera l’independentisme com la única utopia disponible a la que s’han aferrat les classes mitjanes catalanes en aquests temps de crisi. En el moment en que sembla imposar-se un  retorn al realisme i a la política per trobar una sortida viable,  també s’interroga pels costos del procés: aparició d’un discurs insolidari, polarització de la societat, predomini de la política simbòlica, tancament autoreferencial i, en definitiva, trencament i empetitiment del catalanisme polític.

 

Alain BERGOUNIOUX, “Michel Rocard, une forte volonté de renouveau” a Le Monde (5-07-16)

https://jean-jaures.org/blog/michel-rocard-une-forte-volonte-de-renouveau

“« Le rêveur réaliste » : cette expression a été formulée par François Hollande, lors de la remise de la Grand-Croix de la Légion d’honneur à Michel Rocard en décembre 2015. Elle rend bien le parcours d’une pensée et d’une action à condition de lui donner pleinement son sens.

La forte empreinte que Michel Rocard laisse sur la gauche, et sur la vie politique, ne se comprend pas isolément. Il s’inscrit, en effet, dans une mouvance large, caractérisée souvent comme la « deuxième gauche », qui englobe une grande part du syndicalisme d’origine chrétienne, avec la CFDT, et des courants socialistes qui se constituent dans les années 1960. Une forte volonté de renouveau s’exprime dans la génération socialiste et syndicale qui prend conscience d’elle-même dans l’opposition à la guerre d’Algérie et, bientôt, face à l’instauration de la République gaullienne.

Elle ne se reconnaît ni dans la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), alors passablement discréditée, ni dans un Parti communiste demeuré stalinien. Dissidents de la SFIO, déçus du communisme, jeunes syndicalistes étudiants et paysans, animateurs d’associations, intellectuels et hauts fonctionnaires, membres de clubs, comme le club Jean Moulin, tous cherchent à renouveler la gauche dans sa pensée, ses pratiques et ses structures.

Tradition mendésienne

Michel Rocard, militant déjà aguerri, entré à la SFIO en 1949, animateur du Parti socialiste unifié, avant d’en devenir son secrétaire national en 1967, se situe au croisement de ces débats, de ces expériences, de ces réseaux. Il retient l’attention de l’opinion, au-delà des cercles militants, pour la première fois au colloque de Grenoble en 1966, organisé autour de Pierre Mendès France, où il impressionne par le sérieux économique et sa volonté politique.

La tradition mendésienne, en effet, comporte tout un rapport à l’économie décisif pour comprendre le réformisme rocardien. C’est, avant toute préconisation technique, la conviction qu’on ne peut pas séparer les objectifs d’une politique économique et sociale des moyens pour les atteindre. Ne mettre en avant qu’une ambition sociale n’a pas de sens si les politiques mises en œuvre pour ce faire doivent échouer.

L’économie, si elle n’est pas une science exacte, a une consistance propre que la politique doit prendre en compte. C’est ce qui fait, chez Michel Rocard, considérer que le réel est un critère de la vérité. C’est le sens de la formule utilisée souvent, le « parler vrai ». C’est aussi le côté technocratique qui lui sera reproché à gauche, et que lui-même cultivera parfois.

Mais, ce n’est qu’un côté des choses. Dans la foulée de Grenoble, il lance un thème qui connaîtra un écho immédiat, celui de la décentralisation, avec l’appel à « décoloniser la province ». Il porte cette revendication, lui l’inspecteur général des finances, pionnier de la comptabilité publique, dans un projet d’ensemble, la conviction qu’il ne peut y avoir de transformation durable sans une démocratisation profonde la société et de l’Etat.

Sa critique du jacobinisme et de l’étatisme est, pareillement, une constante de son réformisme. Il y a là toute une culture, qui s’épanouit dans la CFDT au même moment, mais qui retrouve aussi une réflexion ancienne du mouvement socialiste sur la démocratie sociale, et qui irrigue la social-démocratie de l’Europe du Nord, dont Michel Rocard était un admirateur. Il a ainsi, toujours lié, dans sa démarche, à la question du « comment produire ? » celle du « comment vivre ? ».

« Réformisme radical »

C’est cette dualité – rigueur économique et volonté démocratique – que l’on retrouve dans les choix qui ont été faits et dans les incarnations successives du « réformisme radical » de Michel Rocard. L’équilibre est rompu dans le Parti socialiste unifié (PSU) de l’après-1968, où le déni du réel le conduit, avec ses amis, à rejoindre le Parti socialiste d’Epinay, grâce à Pierre Mauroy, attaché à favoriser la plus grande unité socialiste possible. Les différences de culture, cependant, s’y transforment en opposition entre la « première » et la « deuxième gauche ».

La rivalité avec François Mitterrand, pour la candidature à l’élection présidentielle n’y est, évidemment, pas pour rien. Mais sur le fond, les critiques des rocardiens tournent bien autour du rôle de l’Etat, que la majorité des socialistes installent au cœur de leur projet. Les risques qu’ils voient tiennent en deux grandes idées. L’Etat n’est pas fait, essentiellement, pour produire, la liberté d’entreprendre est essentielle pour une économie efficace, capable d’assurer une juste redistribution. La loi ne peut pas être la seule voie de la transformation sociale, des citoyens et des acteurs collectifs impliqués sont indispensables pour enraciner les réformes, la contractualisation en est un moyen. Cette conception, Michel Rocard, la défendra en appelant à construire « une société solidaire en économie de marché ».

Dans les conditions politiques quelque peu contraintes des années 1980, il n’a pas donné une pleine cohérence à son action. Mais il y a bien eu une manière rocardienne d’exercer le pouvoir, faite de respect de l’Etat de droit, de vertu, la négociation autour de la Nouvelle-Calédonie a été emblématique de ce point de vue.

Le revenu minimum d’insertion (RMI) et la contribution sociale généralisée (CSG) ont été deux réformes qui illustrent les deux versants modernes d’une redistribution sociale-démocrate. Le projet contractualiste, qui entend bâtir une société de dialogue est resté en pointillé, compte tenu des divisions syndicales, des réticences patronales et de la faible détermination du monde politique. Mais elle correspond toujours à une nécessité pour un pays qui aurait besoin de plus de coopération et de moins de divisions…

Michel Rocard et le courant d’idées qu’il a cristallisé s’inscrivent dans la chaîne des rénovateurs du socialisme démocratique. Forgé dans le contexte des années 1960-1970, le projet dépasse les conditions de sa naissance. Mais les transformations profondes intervenues dans une économie mondialisée, dans une société où les réalités sociales ont changé, l’enjeu écologique, la poussée des extrêmes droites, reposent inévitablement les problèmes de ce que doit être l’action publique à tous les niveaux.

Il n’est donc pas étonnant que Michel Rocard ait consacré ses dernières années à faire ce que doit être une régulation mondiale le centre de ses réflexions et de son action. Ne pas séparer la pensée de l’action a été son principe constant, réduire le plus possible l’écart entre les conditions de la conquête du pouvoir des conditions de son exercice, une de ses leçons”.

 

*****

 Mariam M.BASCUÑÁN, “¿De dónde proceden los nuevos populismos?” a Letras Libres (jumio 2016)

http://www.letraslibres.com/revista/dossier/de-donde-proceden-los-nuevos-populismos?page=full

La desigualdad: el diagnóstico de una época

Numerosas investigaciones desarrolladas estos años han ayudado a identificar el problema más profundo que vivimos en la actualidad. En 2008, por ejemplo, el Instituto Mundial para la Investigación del Desarrollo Económico de la Universidad de Naciones Unidas afirmaba que en el año 2000 el 1% más rico de la población poseía el 85% del total de la riqueza mundial. La otra mitad más pobre de la población mundial poseía el 1% de la riqueza global. Esa era la fotografía de un proceso en marcha, pues estas palabras se escriben en un momento en el que el diagnóstico de la situación señala la desigualdad material en sus múltiples dimensiones como el problema más acuciante del presente (OCDE, 2015). Es normal entender por qué en este contexto El Capital en el siglo XXI (2013; fce, 2014), escrito por Thomas Piketty, apareció en la esfera internacional como una de las obras más creativas e influyentes de nuestra época.

No decimos nada nuevo si afirmamos que ese trabajo de Piketty ayudó a situar el problema de la desigualdad en el centro de todo análisis que tuviera como objeto formular una crítica normativa radical de la estructura económica, social e incluso política de nuestras democracias. A partir de su cuantificación estadística, Piketty señalaba una de las contradicciones fundamentales de nuestro tiempo, materializada en la promesa de igualdad de nuestras democracias y el fracaso en la implementación de mecanismos equitativos para la distribución de la riqueza en las mismas. Sin embargo, a entender de Saskia Sassen, Piketty se quedaba corto en la utilización del concepto “desigualdad” como categoría apropiada que ayudara a captar las verdaderas consecuencias devastadoras de la crisis. En su lugar, “el lenguaje de la expulsión” era mucho más adecuado para señalar la radicalidad de esos cambios que las nuevas lógicas del capital financiero estaban provocando.1

Esto ayudó a que muchos pensadores comenzaran a alertar del peligro de una crisis centrada en lo económico, que sin embargo estaba siendo telón de fondo de otra “crisis silenciosa” relacionada con una erosión grave de las cualidades esenciales de la vida democrática de nuestros sistemas.2 Como dijo Louis Brandeis, “podemos tener una sociedad democrática o podemos tener una gran riqueza concentrada en las manos de unos pocos. No podemos tener las dos. La primera víctima de esa profunda desigualdad era sin duda la democracia.3 Hoy podemos afirmar sin temor a equivocarnos que la crisis financiera que estalla en 2008 en la mayoría de los países de la OCDE provoca la definitiva quiebra de un consenso socialdemócrata que durante treinta años consiguió limitar el conflicto social, y en el que el capitalismo industrial logró encontrar una vía de acuerdo con los trabajadores.

La quiebra del consenso

Después de la Segunda Guerra Mundial, los sindicatos estuvieron de acuerdo en limitar el conflicto a la negociación de cuestiones distributivas como salarios, horas, beneficios y vacaciones. El Estado intervenía en la negociación colectiva reforzando ese acuerdo implícito. En general, los principios vertebradores de la sociedad de bienestar capitalista consistían en que toda actividad económica debía estar colectivamente regulada para garantizar el bienestar colectivo, y que ese bienestar colectivo se encontraba intrínsecamente ligado al principio de ciudadanía. Tal principio de ciudadanía suponía en esencia que todas las necesidades básicas deberían estar satisfechas socialmente, y que en caso de que los mecanismos privados fracasaran, el Estado tenía la obligación de fomentar políticas públicas dirigidas a solventar dichas necesidades.

Sin embargo, muy pronto los análisis de algunos teóricos políticos de los años setenta se apresuraron a señalar que la hegemonía de este paradigma estaba cumpliendo una función ideológica. El pluralismo se iba reduciendo a los intereses de grupo, y la mediación del Estado fungía para legitimar estos procesos de distribución de riqueza que ayudaban a contener el conflicto. Crítico radical de la socialdemocracia de posguerra, Habermas nos alertaba de una trampa; al mismo tiempo que el volumen de la actividad económica privada era regulada por políticas públicas, la esfera pública se volvía progresivamente más despolitizada.4 Como consecuencia, aquella sociedad corporativa de bienestar comenzaba a producir sus propias normas de dominación. El fenómeno al que el filósofo y sociólogo alemán se refirió como la “colonización del mundo de la vida” señalaba ese proceso de transformación por el que tanto el Estado como los organismos privados convertían a los ciudadanos en clientes y en consumidores de servicios sociales. La “colonización del mundo de la vida significaba que la acción espontánea, los procesos de construcción y discusión colectiva y las normas de la tradición se iban convirtiendo en mercancías incluso cuando caían bajo el control del Estado.

Esas instituciones del Estado acabaron por prescribir la mayor parte de las conductas que desempeñaban los “clientes” del Estado, y a establecer para esos clientes y consumidores cómo se designaban los bienes sociales, qué significado se les otorgaba y cómo debían ser las necesidades que las instituciones se encargaban de satisfacer. Era obvio que asistíamos a un momento en el que el Estado comenzó a intercambiar legitimidad por votos. Que mientras brindaba esos servicios a cambio de votos, allanaba el camino hacia la pérdida de su legitimidad, pues iba disipando la más importante de las dimensiones que el Estado debe preservar para garantizar su propia legitimidad, esto es, la dimensión de lo político.

La originalidad del enfoque de Habermas consistió en evitar el “monismo en torno al trabajo” de sus predecesores frankfurtianos, y en diagnosticar al mismo tiempo esta quiebra de la dimensión política basándose en una “teoría de la comunicación”. Es así como apuntaló al corazón mismo de los males del capitalismo tardío. La “racionalidad de los sistemas” del Estado y de la economía se extendió ilegítimamente hacia otros dominios que pertenecían al “mundo de la vida”, donde reside el elemento de la deliberación pública que es característica de lo político. Todos esos aspectos de la organización institucional, de la acción pública, las significaciones culturales, las prácticas y hábitos sociales sujetos a evaluación y discusión colectiva iban quedando en manos de “expertos”, lo que desincentivaba esa deliberación pública sobre las decisiones colectivas.

De esta forma, se iba despolitizando el proceso de formación de políticas de la sociedad capitalista de bienestar. La función ideológica de la burocracia consistía en que la “ciudadanía clientelar” se convencía de que las cuestiones de legislación y producción de políticas públicas debían relegarse a manos de expertos. Incluso la clase política fue dando paso al gobierno de especialistas, que desterraban progresivamente a los “políticos inspirados” adoptando un lenguaje de racionalidad económica para dar apariencia de seriedad, e ir implementando toda una serie de medidas que nadie discutía, porque conseguían revestirse de una disciplina científica. Fue lo que Habermas sentenció como la sustitución de la razón dialógica deliberativa por una razón técnica y burocrática que afirmaba estar exenta de valores.

La aparición de Thatcher y Reagan contribuyó a agudizar todas estas lógicas imponiendo una hegemonía discursiva neoliberal que “redujo la igualdad a una visión idealizada del intercambio mercantil, la elección individual y el logro meritocrático, mientras cerraba los ojos ante las desigualdades estructurales laboriosamente descubiertas y cuestionadas durante décadas”.5 Lo peor de ello es que esta transformación paulatina del principio de igualdad obligó a la socialdemocracia europea a emprender un viaje hacia “el centro radical” como única alternativa para poder ganar unas elecciones. Es conocida esa anécdota que cuenta cómo, terminado su mandato, preguntaron a Thatcher cuál había sido su máximo logro. En un ejercicio de la sutileza despiadada que tanto caracterizaba a la “Dama de Hierro”, contestó: “mi máximo logro ha sido Tony Blair”.

Y con el miedo volvimos a los Estados hobbesianos

Los procesos de globalización, el descontrol estatal sobre los flujos globales de capital, bienes, servicios, tecnología, comunicación y poder fueron agudizando esta crisis para la que la socialdemocracia no hallaba respuestas. Se fue haciendo cierta esa frase de Tony Judt que afirmaba: “estoy seguro de que el poder de los intereses creados se ha exagerado enormemente en comparación con la restricción gradual de las ideas”.6 Mientras el capitalismo global seguía prosperando, las ideologías nacionalistas iban emergiendo por todo el mundo. Asistíamos a una pérdida paulatina de poder de los Estados nación tal y como habían sido creados durante la Edad Moderna, al mismo tiempo que iban mostrando su incapacidad para “navegar en las aguas inexploradas y tormentosas que se extendían entre el poder de las redes globales y el desafío de las identidades singulares”.7 Ante los desafíos que planteaba la globalización de la delincuencia, de la protesta social, de una nueva forma de rebelión cristalizada en un nuevo terrorismo transfronterizo, el Estado solo sabía reaccionar creando fronteras.

Tal y como señalaba Wendy Brown8 el proceso de declive de la soberanía de los Estados nación iba generando democracias amuralladas”. Esta forma de “melancolía política” que rompe con la ansiada sensación de seguridad de las identidades narcisistas de los Estados nación (pues no hay pasión más narcisista que el miedo) viene a manifestarse teatralmente a través de la construcción o reforzamiento de muros, vallas, barreras que pretenden marcar las “fronteras” de los Estados. No se repara en que esta obsesión por remarcar fronteras, por “defender la defensa”, no es más que la constatación de su propio declive, y que estas operaciones de reforzamiento de límites pretenden funcionar contra esos agentes transnacionales que se construyen como “el otro”. El otro encarnado y visto como amenaza cultural, económica, étnica o religiosa en un momento en el que la identidad europea se diluye.

Asistimos a una operación de ilusionismo político, pues esas barreras fronterizas levantadas por todos los enclaves estratégicos de Europa son altamente ineficaces para la función a la que aparentemente están destinadas, esto es, frenar las migraciones. Pero tratan inútilmente de hacer “visible” un poder que ya es puro anhelo; que reacciona contra migrantes, contra refugiados convertidos discursivamente en terroristas potenciales, contra esos “otros” culturales que al contrario de lo que se piensa no amenazan una identidad europea, pues no puede amenazarse lo que ya no existe.

Europa como tal no ha sabido enfrentarse a la crisis de los refugiados, y es aquí donde la misma figura del refugiado se constituye en idea límite porque señala como ninguna otra que todas las categorías jurídico-políticas vigentes están caducas. ¿Cómo lidiar con “el refugiado” cuando todo derecho de ciudadanía va adscrito al marco del Estado nación, cuando solo reconoce miembros de una población territorializada? Esto que Hannah Arendt se preguntaba en los años cuarenta ha conducido en nuestros días a una situación límite en el continente europeo, porque este fenómeno transnacional ha sido contestado mediante una serie de gestos, de representaciones y de construcciones nacionales que ponen en evidencia esa torpeza para establecer adecuadamente los marcos locales/globales. Europa no ha sabido ofrecer la cartografía de un espacio político fuera de esa soberanía nacional indivisa y exclusiva que ya no se sostiene de ningún modo cuando las desigualdades son transnacionales, cuando las comunidades de riesgo se vuelven también transnacionales.

Cada uno de los problemas que vivimos en la actualidad nos devuelve a la problemática del marco. Incluso el de la crisis misma de la socialdemocracia europea, pues hasta hace bien poco seguía dando por descontado que la unidad dentro de la cual debía implementar el principio de equidad distributivo que llevaba en su ADN era el Estado territorial moderno. El desafío radical de nuestro tiempo tiene que ver con esa pluralidad de marcos rivales y, sin embargo, mentalmente seguimos anclados en un imaginario westfaliano de la soberanía.9 Ahora que el reto político consiste en tratar de ir forjando una “metademocracia transnacional” europea, Europa pierde su identidad, rompe con esos valores ilustrados que fungían como mito, como elemento trascendente necesario para dotarse de legitimidad, para construir el ropaje de un discurso de los derechos y valores sobre los que cimentar un verdadero demos europeo. La reacción a este cúmulo de factores, sin embargo, ha sido un movimiento hacia las identidades imaginadas, y la proliferación de partidos de extrema derecha. Ahí tenemos por ejemplo el movimiento islamófobo Pegida en Alemania, el UKIP británico, o el realzamiento de otros ya existentes como el Partido de la Libertad en Austria, el Frente Nacional en Francia o la Liga Norte en Italia, junto con la espinosa cuestión de los discursos populistas euroescépticos, nacionalistas y xenófobos que comienzan a extenderse por toda Europa. Pero, después de lo descrito hasta ahora, ¿de verdad alguien sigue sin entender el éxito de su auge?

El movimiento reactivo: el auge del populismo

El populismo desde su vertiente académica se define como una lógica de construcción política.10 Esta construcción política es ante todo construcción discursiva de lo social que discrimina a modo schmittiano entre un nosotros y un ellos, y que halla en el corazón mismo de lo político una lógica agonista para ir forjando alternativas políticas con pretensiones hegemónicas.

Precisamente la crítica que el populismo hace a la socialdemocracia es haber sido fagocitada por una hegemonía neoliberal y haberse demostrado incapaz de crear ella misma su propia hegemonía. “El viaje hacia el centro” supone para este populismo la aceptación de un sentido común, de un orden creado por el adversario político con el que, lejos de diferenciarte, reaccionas pareciéndote cada vez más a él, caminando por el horizonte de sentido que él prepara y cediendo un terreno en el que tú, y solo tú, tienes que decidir qué quieres ser.

Aquellos partidos que en Europa han intentado activar esa lógica de construcción política lo han hecho conscientes de la coyuntura que vivimos. Con importantes diferencias entre unos y otros, lo que les une es que han detectado que el problema democrático más grave que viven nuestras democracias es la crisis de legitimidad política, la crisis de confianza de la ciudadanía hacia las instituciones. En un escenario en el que nadie sabe exactamente de dónde emana ese poder global difuso, en el que la misma retórica de flujos financieros, religiones globales, comunicación digital, etc., rompe con toda posibilidad de identificación sólida, de todo vínculo en sentido fuerte, aparece el caldo de cultivo para la construcción artificial de comunidades e identidades políticas que satisfagan esos anhelos narcisistas de seguridad, e insuflen en la ciudadanía la idea de que una alternativa a lo existente es posible.

La crisis de la representación política significa sencillamente que las instituciones de los sistemas democráticos dejan de ser representativas de la ciudadanía, o que la ciudadanía deja de percibirlas como tales. El fin de la representación se produce cuando en ella no se encuentra ninguna indicación del contenido real que representa, cuando el sistema político se hace autorreferencial porque los representantes no se perciben como voces que expresan las distintas demandas de la ciudadanía, cuando no se ven como fuerzas que representan diversas opciones que impliquen proyectos políticos claramente diferenciables. Esto es lo que explica ese afán del populismo por marcar una frontera dentro del campo político que dibuje una diferencia nítida entre los actores políticos, que reconozca el antagonismo social y lo lleve a las instituciones en forma de alternativa, frente al turnismo de los partidos que ya existen. Esta situación crea un terreno favorable para que determinadas fuerzas políticas articulen discursos mediante los cuales intenten arrogarse esa voz del pueblo que no encuentra cauce de expresión “en lo de siempre”, porque son fuerzas que se alternan en el poder, sin ser alternativas.

Esta forma de construcción discursiva es un proceso clave para conectar a grupos importantes de población desencantada con fuerzas políticas que devuelvan la sensación a la ciudadanía de que la acción política es posible, y de que el “pueblo” puede recuperar ese poder que circula por esos canales globales difusos a partir de la ficción de la soberanía nacional. Esto explica por qué funcionan también esos candidatos que logran aparecer como fuera del establishment político, que consiguen presentarse como diferentes, con estilos propios, “auténticos”, con formas de expresarse más accesibles y cercanas, cuando además apelan al calor de las costumbres, de las fronteras, de las tradiciones y de su gente, ante un mundo que se presenta inaprehensible e imprevisible.

En un artículo publicado recientemente en Social Europe, George Lakoff volvía a establecer claramente esta diferenciación entre los hechos y los marcos seleccionados para presentarlos. Lakoff apuntaba como seña distintiva de Donald Trump, y el posible secreto de su éxito, la habilidad del magnate para colocar todas esas ansiedades de la gente que surgen en el contexto de la globalización en un marco “poco común”. El discurso de Trump está plagado de apelaciones a lo local, al cuidado de “su gente”, a la atención de los servicios que como la seguridad social o la sanidad atendían el bienestar de los norteamericanos frente aquellos grupos de población que, como los latinos o los musulmanes, no pertenecen a la comunidad. En realidad el papel de Trump, señala Lakoff, es el de un pater familias protector que habla en abstracto de volver a recuperar esos ideales perdidos de la comunidad, de la misma manera que Le Pen en Francia apela desde un nacionalismo xenófobo a ese sueño de la soberanía perdida. “Si nosotros queremos el poder, es para devolverlo al pueblo, el único soberano de nuestro país”, afirmaba la mandataria frentista en las pasadas elecciones regionales disputadas en Francia. Y añadía: “el nuevo clivaje que divide a Francia se establece entre aquellos que quieren que nuestro país desaparezca, los europeístas e internacionalistas, y aquellos que trabajan por renovarlo, los auténticos patriotas”.

De esta forma, el populismo consigue que ese clivaje de clase desaparezca, en un momento en el que el principal problema es la desigualdad, y apela curiosamente a los viejos Estados de bienestar desde la identidad nacionalista. Es por ahí por donde consigue el voto obrero, pero también el voto joven que busca “autenticidad” y políticos que no se parezcan a los políticos, y el voto del miedo de aquellos que en un contexto de terrorismo transfronterizo son hostiles a la inmigración, o los extranjeros o a cualquier clase de apertura de fronteras. Estos discursos conservadores, xenófobos, proteccionistas y obsesionados con la seguridad ganan hegemonía en Europa, porque contaminan el debate y lanzan al resto de fuerzas políticas a hacerlos suyos al asumir que esa es la única forma de conquistar “los votos de Le Pen”.

Por supuesto, es importante diferenciar entre el populismo de izquierdas, como el de Syriza o Podemos, y otro de derechas al estilo de Le Pen o Trump. De hecho, una de las premisas básicas de Chantal Mouffe, la filósofa belga que ha desarrollado el ideario político de Podemos, es que “el populismo de derechas solo se combate con populismo de izquierdas”. La diferencia básica entre ambos tiene que ver con dónde establecen uno y otro las fronteras para definir el ellos y el nosotros. Podemos aprovecha la crisis de representación política para impugnar a la clase política como un todo (ellos/casta) frente al pueblo (nosotros/la gente), mientras que Le Pen impugna a la clase política desde una posición que sitúa como enemigo/otro a la inmigración y a las élites de Bruselas como la principal amenaza de la voluntad soberana de la gran nación francesa.

El problema es cuando la política se reduce a mera estrategia de comunicación para llegar al poder. Cuando todo el juego político se limita a técnicas discursivas para dibujar diferencias y en una discusión en torno a pactos esa estrategia discursiva estalla en contradicciones; bien porque la práctica parlamentaria obliga a encontrar zonas de consenso, bien porque a la hora de repensar las instituciones el componente ciudadano pesa más que el componente pueblo, bien porque la producción de metáforas cada vez envejece con más rapidez, o porque recuperar la política, en definitiva, no puede ceñirse a un problema de comunicación por ver cómo se definen los actores políticos, sino en cómo plantear políticas y cuáles son los obstáculos reales a los que estos actores políticos se van a enfrentar a la hora de intentar implementarlas. Es cierto que los partidos políticos tienen la obligación de ganar las elecciones. Nacen para eso. Pero además de saber ganar, hay que saber gobernar. ~

1 Saskia Sassen, Expulsions: Brutality and complexity in the global economy, Harvard University Press, 2014.

2 Martha Nussbaum, Sin fines de lucro, Katz, 2012.

3 Zygmunt Bauman, ¿La riqueza de unos pocos nos beneficia a todos?, Paidós, 2014.

4 Jürgen Habermas, Theory and practice, Beacon, 1973.

5 Nancy Fraser, Fortunes of feminism, Verso, 2013.

6 Tony Judt, Algo va mal, Taurus, 2013.

7 Manuel Castells, La era de la información: El poder de la identidad, Alianza Editorial, 2013.

8 Wendy Brown, Estados amurallados, soberanía en declive, Herder, 2015.

9 Nancy Fraser, Scales of justice, Columbia University Press, 2008.

10 Chantal Mouffe, Agonistics: Thinking the word politically, Verso, 2013.

 

***** 

Jesús FERNÁNDEZ-VILLAVERDE, “Distribución mundial de la renta” a Nada es Gratis (1-07-16)

http://nadaesgratis.es/fernandez-villaverde/distribucion-mundial-de-renta

“Este gráfico, copiado de esta entrada de Branko Milanovic (por cierto, su blog es siempre interesante, por mucho que a menudo no esté de acuerdo con él, pero ¿quién no puede estar fascinado por preguntas como la ausencia de revolución industrial en Bizancio?) es realmente importante.

En el eje horizontal es el percentil de renta mundial. En el eje vertical, el crecimiento acumulado del ingreso entre 1988 y 2008. Es un gráfico que, a pesar de sus problemas (si lo interpreto correctamente, es una comparación de secciones cruzadas, no un panel) nos dice mucho de lo que ha ocurrido en las últimas décadas.

También es un gráfico que nos debería a todos hacer pensar un poco. Por ejemplo, yo estoy en el punto “C”. Te colocas ahí, por ejemplo, si estás en el 12% más arriba de la renta en Estados Unidos, grupo en el que entras, si estás soltero y sin críos, con unos ingresos de unos $145,000, que es lo que viene a ganar un assistant professor de economía en una buena universidad. La experiencia de los tiempos recientes ha sido francamente positiva para mi y la gente que se parece a mi: nuestro ingreso ha crecido con fuerza y, como se puede comprobar en cualquier ciudad americana, las “amenities” dirigidas a nosotros (restaurantes pijo-orgánicos, Whole Foods, tiendas de queso europeo en las que te cobran solo por mirar) han crecido como setas (y sí, yo gasto mucho dinero en estos tres sitios).

Mis parientes en China están cerca del punto “A”. Han pasado, en una generación, de tener que ahorrar por 5 años para comprar una radio a tener coche propio (un Ford Fiesta, nada en especial). Aún no lo creen de contentos que están (y por eso tragan, por el momento, con la dictadura; está por ver que pasará en 10 años).

El problema, claro, es la gente en el vecindario de “B”. Este es el trabajador de Yorkshire o la cajera de Whole Foods que me cobra la leche orgánica de vacas que, tristemente, están mejor tratadas que ella.

La humanidad, en su conjunto, está muchísimo mejor hoy que en 1988: por cada perdedor en Yorkshire (o, más correctamente, por cada estancado en ingresos) hay 10 ganadores en Jiangsu. Y, además, no es obvio que el perdedor de Yorkshire lo sea por culpa del ganador de Jiangsu (o al menos todos ellos, sí probablemente algunos). Pero el votante de Yorkshire (o de Rivas-Vaciamadrid) está, con algo de razón, enfadado. Y las cosas probablemente vayan a peor para ellos en el futuro cercano (al final de esta charla lo explico en detalle).

Por supuesto las soluciones no son las que muchos propugnan (cargarse los mercados no solo no ayudará sino que agravará la situación), pero antes de juzgar a nadie, como se ha lanzado buena parte de la prensa española en la última semana, es un esfuerzo de honestidad intelectual mirar donde está uno en este gráfico”.

 

*****

Paola LO CASCIO,  “El Procés i el final d’un cicle polític Un exercici metodològic” a L’Espill, núm. 51 (hivern 2015-2016)

http://www.uv.es/lespill/articles/locascio51.pdf

Quan finalment s’han evitat, exactament en l’últim minut, unes possibles quartes eleccions catalanes en cinc anys, i després d’haver viscut una acceleració del temps polític excepcional, potser val la pena detenir-se un moment per tornar a situar tota aquella galàxia d’esdeveniments lligats a la creixent demanda social i política en favor de la independència de Catalunya a la qual hom es sol referir amb el nom genèric de Procés.

Es pot dir que l’elecció de l’independentista convergent Carles Puigdemont com a president de la Generalitat i la conformació d’un govern de majoria independentista indica que el Procés no s’ha aturat, ans al contrari, continua endavant amb més força. Els fets futurs ho diran, però sembla que es pot argumentar ara ja, amb una certa seguretat, que tot un cicle polític de la vida pública catalana i del mateix moviment a favor de la independència de Catalunya s’ha clos definitivament, per molts motius.

En aquest sentit, el fet que Artur Mas ja no sigui president —encara que la seva renúncia es tradueix en un augment de la seva activitat política en les tasques de refundació de CDC— és només l’epifenomen d’aquest final de cicle i tampoc el més decisiu. Més decisius semblen a hores d’ara l’esgotament de les formes del moviment tal com s’havia conformat fins avui, un cert cansament de la opinió pública, el bany de realisme (tardà i incomplet) dels dirigents polítics de l’independentisme després del darrer cicle electoral i, en darrer terme (però no en importància), el fet que s’ha demostrat que —lluny d’una suposada desconnexió— el tema català influeix i és influït, i molt, per tot allò que passa a la resta de l’estat espanyol”.

La possible independència de Catalunya ha estat els darrers anys un element totèmic —al carrer i als despatxos—, una mena de pedra angular a l’entorn de la qual ha girat (a vegades com una sénia) el debat polític, social, cultural i mediàtic. Al Principat sobretot, però també a la resta de l’estat. Per a molts catalans, els anys que van de 2010 a 2015 han estat els més emocionants de la seva vida: les mobilitzacions independentistes —en el calidoscopi de totes les seves formes— han estat o bé un somni ben desat en un calaix que finalment es podia treure a lluir, o bé una descoberta. O, encara, una escola de socialització i participació política, de retrobament de l’altre, quan en l’atomitzada societat colpejada per la crisi, el sentit de comunitat, el recolzament real o fictici en allò que va més enllà d’un mateix, esdevé un mecanisme necessari. Per a uns altres, la independència —també coneguda despectivament com el «monotema»— ha estat només una forma de tapar insuficiències de la política convencional: tant dels partits nacionalistes que l’han recolzada, utilitzant-la com a eina de renovació de discurs, com del PP que s’hi ha oposat, o de Ciutadans —que en bona part ha basat sobre aquesta qüestió la seua projecció política a Catalunya (i enfora també). Una versió encara més crítica de la lectura anterior veu el Procés com una arma de distracció massiva davant la corrupció i les retallades o, encara pitjor, com una forma de revestir d’hàbits democràtics allò que era un sentiment de superioritat alhora ben instal·lat i ben amagat en la societat catalana i que, en una època de crisi, s’ha palesat. Segurament, per a la majoria ha estat una mica de tot, en proporcions variables, segons el moment o la situació concreta.

Els historiadors rastregen el passat. I concretament, com diu J. L. Gaddis, [1] rastregen precisament processos. Ho fan recollint dades, ordenant els fets i establint perioditzacions i jerarquies causals que traspuen inevitablement la visió de la realitat de qui historia. Una visió que —si són honestos intel·lectualment— construeixen utilitzant el rigor de la metodologia i ofereixen ben equipada d’argumentacions factuals i racionals a qui els llegeix.

Però en definitiva, molt abans de poder oferir-la al públic, aquesta visió i aquesta ordenació —no tan sols cronològica, també temàtica i dinàmica, en el sentit de la mutabilitat i interacció dels esdeveniments mateixos— requereix un exercici preliminar, que l’historiador fa per a ell mateix, per assajar la solidesa del seu fil argumental. Aquest és l’exercici que proposo de fer aquí: sense cap pretensió d’exhaustivitat, evidentment, però amb molta voluntat d’entendre, s’intentarà esbossar un fil que rastregi els elements més importants de la vida política catalana dels darrers cinc anys.

Uns antecedents llargs i un gran equívoc

Polítics, periodistes i analistes de moltes disciplines s’han preguntat públicament quan, on i per què va iniciar-se «tot plegat».

La resposta més cotitzada —en certa manera la que aconsegueix més consens—, fixa l’any zero al 2010, amb la sentència del Tribunal Constitucional que anul·lava una part substancial i simbòlicament important de l’Estatut d’Autonomia que, amb molta dificultat, el Parlament català havia aprovat el 2005, les Corts havien modificat i la ciutadania havia votat el 2006. És més, hi ha qui ha avançat una data i un esdeveniment concret: la manifestació contra les retallades a l’Estatut celebrada el 10 de juliol de 2010 a la qual s’havien adherit més de 1.600 entitats i tots els partits catalans menys PP i Ciutadans. Una concentració massiva en la qual per primer cop es va visualitzar un eixamplament substancial de l’independentisme. Tanmateix, no s’entendria la primera generalització d’una reivindicació tothora present però sempre minoritària a la societat catalana si no s’assumeix que aquella manifestació no es va produir en el buit. El context, no només l’immediat, hi comptà, i molt. L’esclat de la crisi econòmica el 2008, la creixent desafecció —així la va batejar en el seu moment, alertant tothom, el mateix president Montilla— d’una Catalunya que s’havia vist marginada d’un projecte turboespanyol de matriu aznariana que s’afirma entre el 2000 i el 2004, que contemplava l’ús de l’anticatalanisme com a eina de consens, i que en l’Estatut va trobar el seu espantall particular, són tots elements que contribuïren a aquella gegantina mostra de malestar. La Catalunya que surt al carrer en aquell calorós estiu del 2010 enarborant per primer cop de forma massiva una estelada, era una Catalunya que s’havia deixat seduir per complet per un Zapatero —no hem d’oblidar que el 2004 i el 2008 el PSC va obtenir encara molt bons resultats— que després l’havia malament abandonada. Mai una sola paraula —«apoyaré», pronunciada pel futur president en referència a l’Estatut i després miserablement desatesa— tindria tantes conseqüències. Aquella Catalunya del 2010 havia respost a l’abandonament amb una irritació capil·lar i creixent.

Per altra banda, com a conseqüència de la llarga i enrevessada vicissitud estatutària, l’independentisme havia començat a sortir dels seus cercles tradicionals: ja el 2006 s’havia creat la Plataforma pel Dret a Decidir i a partir de 2009 s’havien començat a organitzar consultes per la independència en diversos municipis, de forma gairebé espontània.

Els ingredients del còctel que començà a cremar el 2010 venien de lluny i han estat de diferent tipus. Uns de caràcter general, compartits amb l’entorn. La crisi econòmica colpejava tot el sud d’Europa, i la por d’unes classes mitjanes de primer espantades i després materialment empobrides, era un element que es podia retrobar en molts indrets i que, davant la incapacitat de la política tradicional per a oferir respostes, donà peu a fenòmens polítics de diferents tipus. Però uns altres ingredients, molt concrets, sembla que derivaven d’unes circumstàncies també concretes: l’especial malaptesa dels governs centrals —i la incapacitat de una part decisiva de la cultura política espanyola de concebre la diversitat nacional interna—, i un substrat de cultura política existent al país feren que l’independentisme es transformés en un vector important del malestar de sectors significatius de la població, i especialment d’unes classes mitjanes —primer espantades per la crisi i després directament empobrides, com ja he apuntat— que acabaren sent el bloc social de referència del moviment.

El primer mandat d’Artur Mas i el creixement de les mobilitzacions

Una pregunta que ha sovintejat molt tant dins de Catalunya com sobretot a fora és el paper que ha jugat en el creixement de l’independentisme un dirigent com Artur Mas.

Com sempre, de gent molt informada i de teories conspiratives n’hi ha hagut a bastament. Des de qui diu que tot, absolutament tot, és culpa o mèrit (segons les filies o les fòbies de cadascú) del ja expresident de la Generalitat —com és el cas del PP o de Ciutadans—, a qui diu, en canvi, que es va afegir a un moviment de la societat civil per no veure’s escombrat —bàsicament els partits de l’esquerra independentista—, fins a qui afirma (aquí també filies i fòbies hi tenen molt a veure) que es va convèncer sincerament de la bondat de la independència i, és més, va ser l’element decisiu d’un suposat tomb irreversible dels moderats cap a l’independentisme.

Un cop més, la historiografia intenta augmentar els elements de reconstrucció que es tenen a l’abast i connectar-los de forma complexa, tenint en compte el pas del temps. Per tant, la resposta a quin va ser el paper d’Artur Mas en la progressió del moviment independentista fins al 2012 —ja que a partir d’aquella data és evident que hi ha un fenomen d’institucionalització del moviment— és, a hores d’ara, tot menys categòrica o unívoca, puix que de la mateixa manera que no es pot pensar que un gran moviment de reivindicació ciutadana (que en aquells moments era només embrionàriament independentista) hauria pogut ser instigat per les ins- titucions o partits polítics, tampoc no es pot pensar que aquests no tinguin interès, capacitat i ressorts per intentar capitalitzar-lo.

Artur Mas i Gavarró arribà a la presidència tot just després de la Sentència del TC i de la famosa manifestació del juliol de 2010. Concretament, CiU guanyà les eleccions autonòmiques del 28 de novembre amb 62 diputats. Aquí també ajudarà molt a entendre aquella victòria i les passes d’aquell govern, posar-hi el context: CiU tornava al Govern de la Generalitat després de dos tripartits d’esquerres i, sobretot, al bell mig de la reacció catalana davant de l’últim tram del mandat de Zapatero, que va penalitzar de forma clara els socialistes. Els dos elements pesen, i molt. El primer ajuda a entendre quina CiU i quin Artur Mas arriba per primer cop a la presidència de la Generalitat, perquè els anys que CiU va passar a l’oposició són la clau per entendre el comportament d’una part del nacionalisme moderat, i concretament de CDC en els últims cinc anys. En primer lloc perquè consoliden un grup dirigent —l’anomenat pinyol, que es configura al voltant de Mas i d’Oriol Pujol Ferrusola— despreocupadament sobiranista i ideològicament liberal —o business friendly, com li agradava definir-se al mateix Mas. En segon lloc, perquè és un grup dirigent «de combat», forjat en l’oposició al Parlament de Catalunya, una situació que en la cosmovisió convergent va ser poc menys que una calamitat natural. En segon lloc, perquè la desil·lusió catalana amb els governs socialistes es va traduir —en aquell moment— seguint encara l’esquema clàssic dels fluxos de vot: molts electors que el 2003 i el 2006 s’havien decantat per ERC tornaren a CDC i també s’hi afegí una porció de vot socialista «dual». Finalment, cal afegir també què a partir de 2007 una CDC en certa desorientació va apostar per l’anomenada «Casa Gran» del catalanisme, intentant atreure —en competència amb ERC— sectors del maragallisme poc conformes amb la presidència d’en José Montilla.

En altres paraules, en 2010 CiU va interpretar que havia tornat a la centralitat política i que per això tenia un marge prou ample per plantejar un retorn al govern amb força. Va jugar la carta de la «serietat»: d’aquesta forma s’expliquen les etiquetes del «govern dels millors» —segons va definir el president el seu primer gabinet— així com l’entusiasme i determinació amb què es van executar les polítiques de reducció pressupostària. Fou per convicció —cal no oblidar que entre els «millors» seleccionats pel president hi havia figures tan clarament neoliberals com l’exconseller de Sanitat Boi Ruiz—, però també com a forma de diferenciació respecte de les polítiques de despesa social protagonitzades pel tripartit i davant la política de l’estruç pel que fa a la crisi d’en Zapatero. El programa del govern de Mas el 2010 era, doncs, clar: contracció de les polítiques socials —amb una narrativa de «responsabilitat» per a mostrar-la a Europa, tot subratllant la «poca serietat» espanyola— i demanda d’un pacte fiscal —recuperada d’una vella proposta del principi de la dècada—, per a mantenir un potencial reivindicatiu d’èxit davant del govern central. En aquell moment, doncs, i malgrat les apel·lacions al començament d’una no gaire definida «transició nacional», encara quedava ben lluny la reivindicació independentista: s’apujava l’aposta però els carrils eren els clàssics del pujolisme.

Tanmateix, el primer govern de Mas —ni, en realitat, cap actor polític tradicional— no va saber preveure l’abast i les característiques d’un fenomen que s’estava gestant en les profunditats de la societat. El 15M la plaça Catalunya es va omplir de persones que es van quedar en aquell espai durant més de tres mesos. Aquell esdeveniment —i tot el que se’n derivà— marcà un abans i un després, perquè va ser la manifestació d’un corrent de fons, indignat i tremendament creatiu, que identificava la política tradicional amb un artefacte inútil i fins i tot perjudicial per a la vida de les persones. No és aquest el lloc per aprofundir-hi, però sí per dir que a Catalunya com a la resta de l’estat amb el 15M començà un canvi —heterogeni, contradictori, si es vol, però real, palpable—, que coincidiria, no de forma immediata ni automàtica, però sí significativa, amb la consolidació del moviment independentista, amb derivades de diferent tipus. En aquest sentit, no sembla pas una casualitat que el moviment, en la seva fase més forta de creixement autònom tingués al centre el dret a decidir, que amb tots el matisos i les indefinicions possibles, remet més a un aprofundiment democràtic que no a la independència en si.

Aquí val la pena detenir-se un moment. Entre 2011 i 2012 Catalunya era, literalment, una mena d’olla a pressió. Quan cada dia sovintejaven les protestes contra les retallades socials de la Generalitat i del govern central —sense que qui es mobilitzava n’apreciés gaire les diferències—, el moviment del 15M era durament reprimit pels mossos dirigits per Felip Puig, un dels «millors» del govern d’Artur Mas. Quan esclatà l’escàndol de les preferents de La Caixa —un veritable trauma per a les classes mitjanes catalanes—, el nou govern de majoria absoluta de Rajoy, amb nul·la inclinació a escoltar i al diàleg, un dia sí i l’altre també deixava barra lliure a les declaracions anticatalanes de ministres com José Ignacio Wert, en un intent —irresponsable i incendiari— de distreure l’atenció de la pèssima gestió. Fou en aquest clima que el setembre de 2012 més de dos milions de catalans sortiren al carrer per la Diada. Una riuada immensa, molt diversa i festiva. El zenit de la inflamació catalana, de la qual, interessadament o equivocada, es va fer una lectura, un diagnòstic, del tot parcial i errat.

El lema era aparentment clar: «Catalunya, nou estat d’Europa». I tanmateix, en el magma dels dos milions de persones que es van afegir a la manifestació —recolzada per totes les forces polítiques catalanes menys PP i Ciutadans, amb el PSC inhibit i l’absència del president Mas per no violar la seva «neutralitat» institucional—, hi havia sobretot una reivindicació de dignitat, no necessàriament nacional ni lligada a un projecte polític independentista.

No és presentable en cap cas pensar que qui surt al carrer no sap perquè ho fa. Tanmateix al setembre de 2012 el projecte polític independentista —que no la seva vessant de moviment social, com ho demostra el ràpid creixement de l’ANC, fundada la primavera de 2011— era literalment a les beceroles. La reivindicació del referèndum, així com d’un genèric «estat» foren un calaix de sastre en el qual van cabre irritacions, frustracions i projectes ben diferents. En certa mesura, els termes mateixos d’estat i independència esdevenien polisèmics. D’accepció àmplia, serien capaços d’aglutinar no tant en un projecte, sinó més aviat en una imponent solidaritat espontània i en un gegantí mecanisme de vertebració, capes socials amb interessos diferents.

Les conseqüències polítiques immediates de la manifestació són ben conegudes: per un costat el Parlament de Catalunya acordà una resolució encaminada a la celebració d’una consulta sobre la independència, i per un altre, el president Mas decidia avançar les eleccions, a les quals CiU concorreria amb la reclamació de l’inici d’un procés cap a la construcció «d’estructures d’estat», mantenint encara en el llenguatge emprat una certa ambigüitat. Val la pena centrar l’atenció en el programa electoral de CiU de 2012, no tant pel fet que no hi surt la paraula independència, sinó perquè incorporant la justificació del com i del per a què s’havia arribat a la convocatòria electoral, consolidava la «narrativa» dels anys següents. L’any zero es fixava al 2010, amb la Sentència del TC i amb el rebuig del pacte fiscal. La reforma de l’article 135 de la Constitució Espanyola de l’estiu de 2011, que de fet limitava el dèficit de les comunitats autònomes, havia estat la demostració plàstica de la voluntat recentralitzadora de l’estat —no s’hi esmentava que el grup de CiU s’havia mostrat favorable al principi de la constitucionalització del dèficit zero, encara que incorporant-hi matisos—, i la Diada del setembre era llegida com la manifestació inequívoca d’un mandat popular, que ara només esperava ser traduït a les urnes. [2]

També els resultats d’aquelles eleccions són ben coneguts: CiU —que havia donat a entendre durant tota la campanya que apostava clarament per la majoria absoluta— perdia 12 diputats quedant-se en 50, ERC en guanyava 11, quedant-se en 21, i entrava la CUP amb 3 diputats. El PSC baixava i es quedava amb 20, seguit pel PP que millorava resultats (amb 19 diputats), ICV pujava fins a 13 i Ciutadans triplicava representació amb 9 diputats. Ben mirat —i malgrat un augment de la participació de gairebé 9 punts—, no només el panorama reflectia una fragmentació creixent sinó, sobretot, es feia palès que la suma de veus a favor de la independència o bé de les convergents estructures d’estat —malgrat tenir la majoria parlamentària, que no dels vots—, es mantenia gairebé igual a la suma de vots i escons de CiU i ERC de dos anys abans.

S’ha argumentat molt sobre el fet que els resultats de CiU no podien comparar-se als anteriors, perquè el 2012 la federació havia fet el seu viratge sobiranista, però les dades apunten que només una part petita de l’electorat d’ordre se’n va anar cap al PP. El gruix del vot que va perdre CiU va anar a parar a ERC. Ras i curt, els resultats venien a dir que la interpretació de la Diada com un clam generalitzat i decisiu a favor de la independència, s’havia demostrat quantitativament finita. Certament el consens al voltant de la independència era molt més ampli que mai, però es quedava molt lluny de la imatge imponent tramesa per l’impacte visual de la manifestació.

Tot i així, la victòria d’aquelles eleccions no tenia a veure amb escons i majories parlamentàries, sinó més bé amb les interpretacions o, més aviat, amb les narratives. Aquí fou quan, malgrat l’evidència que a Catalunya s’hi estaven donant alhora més d’un i més de dos processos de canvi —com havien demostrat no només les eleccions sinó les mobilitzacions d’aquells mesos—, la narrativa del «Procés independentista» —a partir de llavors, simplement, el Procés per antonomàsia— es consolidava com a hegemònica. Ajudada certament pels mitjans de comunicació a l’abast del govern, que s’hi esmerçaren a fons, però en definitiva contagiosa perquè era portadora d’un missatge que entroncava amb les pors, les frustracions, els desitjos de sectors consistents de la societat, i a més transmetia un missatge transversal, aparentment interclassista i cohesionador.

A Ítaca, cap a noves legitimitats

Al final de 2012 doncs s’entrava en una fase nova: mentre que en termes de polítiques concretes el continuisme amb el gabinet Mas de 2010 era gairebé total, la política catalana, i sobretot el discurs públic es tornava significativament transcendent, gairebé simbòlic. Al llarg de 2013, el to de les tertúlies de ràdio va virar cap a debats insòlits, com si el Barça jugaria o no en la futura lliga espanyola o què faria la comunitat internacional davant la declaració d’independència del país donada per imminent. Les xarxes socials bullien incansablement. Amb aquesta càrrega, la Diada de 2013 va tornar a ser un èxit inqüestionable: una cadena humana de més de 400 km va recórrer tot el país, de nord a sud. Potser fou la demostració més no- table del paper d’articulació social que va tenir l’ANC, així com de la seva capacitat d’organitzar allò que els anglosaxons definirien com a happening: grans esdeveniments que conviden a la participació i que —més enllà de les reivindicacions concretes per les quals s’organitzen— generen una instintiva incomoditat entre aquells que dubten sobre si hi participarien. També fou el moment de màxima expansió de l’Associació de Municipis per la Independència (AMI), que consolidava el discurs a nivell municipal.

En la primavera de 2014, els diputats catalans Joan Herrera, Jordi Turull i Marta Rovira foren enviats al Congrés dels Diputats, a Madrid, en representació del Parlament de Catalunya a demanar l’autorització per a realitzar una consulta sobre la independència, que els partits favorables al dret a decidir —en aquell moment, tots menys PP i Ciutadans—, havien acordat de realitzar el 9N de 2014. Evidentment, l’autorització fou denegada. Però això només reforçaria el discurs hegemònic: es contraposava la democràcia davant la negativa d’un estat sord i al·lèrgic a les urnes.

Fou en aquest moment quan s’introduí una variació crucial sobre la trama original del relat, en el moment en què es començava per un costat a debatre la conveniència d’un acte de desobediència per tal de realitzar igualment la consulta i, paral·lelament, des d’ERC i CDC així com des de l’ANC, Òmnium Cultural i l’AMI, es proposava una lectura que feia coincidir dret a decidir i reivindicació independentista. No és pas un detall menor, en el moment en què, en primer lloc, es començava a codificar la independència com un procés de ruptura —capaç, per tant, de ser també eina a-nacionalista, simplement de trencament amb l’statu quo— i, en segon lloc, quan es començava a esquerdar seriosament el consens sobre el dret a decidir del gruix de les forces polítiques catalanes. Aquest últim element tindria conseqüències notables en termes de tensions internes en partits com UDC o ICV-EUiA —mentre que el PSC, directament, s’hi despenjaria a costa de múltiples escissions— i a la llarga portaria a la voladura (només fins a cert punt controlada) del mateix sistema de partits catalans tal i com l’havíem conegut. La «variació», impulsada per ERC i CDC portaria a una resituació dels actors no ja a l’entorn de les coordenades clàssiques dels sistemes polítics sinó gairebé únicament a l’entorn del tema de la independència.

Tot i que el gruix de la societat catalana continuava donant suport majoritàriament a la consulta i no a la independència, havia començat, des de la primavera de 2014, el viatge a Ítaca.

Tanmateix, un cop més, els processos —mai millor dit— no es desenvolupen en el buit i són influïts de manera no unívoca però sí significativa pel context. I en el context de la primavera i l’estiu de 2014 a l’estat espanyol es veia encara una discrepància molt evident entre un discurs oficial de recuperació econòmica i la manca de percepció —més enllà dels grans indicadors econòmics— d’una millora real, l’acumulació de casos de corrupció que colpejaven el PP, i la celebració de les eleccions europees, que al conjunt de l’estat significaren la primera cristal·lització del cicle de mobilitzacions dels anys anteriors, amb la irrupció de Podemos.

Aquests dos elements a Catalunya van tenir una significació especial. Pel que fa a les eleccions europees, i després de l’intent de CiU de conformar una candidatura conjunta amb ERC a la qual els republicans tancaren les portes ja a principi d’any, es mesuraven per primer cop les dues forces centrals que aspiraven a recollir la representació política del puixant sobiranisme. Després de les manifestacions, les banderes i els fulls de ruta, era el moment de les urnes. Certament, no encara d’aquelles que hom demanava per celebrar la consulta. Però urnes, al cap i a la fi. La resposta de les quals ajudaria, i molt, a prendre la temperatura i el pols del país i a dirimir allò que, amb la seva finezza habitual, Enric Juliana havia definit com el «combat de Judo» subjacent al procés, és a dir, la pugna per l’hegemonia electoral i política del catalanisme en trànsit cap al sobiranisme. [3]

Els comicis donaren per primer cop com a resultat un sorpasso d’ERC sobre CiU. Per pocs vots (uns 50.000 aproximadament), però la traducció simbòlica era, seguint el símil julianesc, una clau difícil de rebatre, en un punt del combat en què es podia decidir tot un campionat. La direcció de CiU, i en especial Artur Mas i el seu partit, en prengueren nota: l’onada llarga dels resultats de 2012 no s’havia revertit. I si els nous paràmetres del debat s’havien de basar en un cansament generalitzat envers les opcions polítiques tradicionals, en una reprovació decidida de les polítiques d’austeritat dels darrers anys i en el potencial «rupturista» que cada opció fos capaç de representar, a CiU li venien francament mal dades. No havia estat suficient transmutar la narrativa entusiasta de l’austeritat dels dos primers anys de govern en una altra que culpava l’ofec financer —«l’espoli fiscal», una expressió espúria, retòrica i en definitiva bel·ligerant, que tanmateix reeixiria, o l’eslògan de regust leghista «Espanya ens roba»—, ni desplaçar-se de la timidesa semàntica de les «estructures d’estat» de 2012 a l’aposta més decidida per l’estat propi de 2014: molts electors continuaven identificant CiU com un partit neoliberal en l’àmbit social i tebi en l’àmbit sobiranista.

L’altre element decisiu fou el destapament de casos de corrupció. El 25 de juliol de 2014 un meteorit impactava directament al carrer Còrsega de Barcelona (seu de CDC), just mentre Artur Mas presentava la nova direcció de Convergència Democràtica de Catalunya que havia de procedir a una renovació —ja urgent— del partit. Un meteorit en forma de comunicat de premsa: unes breus línies en les quals Jordi Pujol i Soley declarava que havia expatriat capitals —d’una deixa del seu pare, deia— i enganyat Hisenda durant més de tres dècades ja que «no havia tingut temps» de declarar-los. No era el primer cas de conductes «fosques» que afectava CDC, i tampoc la mateixa família Pujol: de fet, les sospites sobre els afers dels fills de l’expresident ja s’havien plasmat en investigacions i havien portat a les dimissions de l’únic fill d’en Jordi Pujol dedicat a la política, l’Oriol Pujol Ferrusola. L’anomenat cas Palau i els diners rebuts per a la Fundació del partit (CatDem) estaven ja sota la lupa de la justícia i també, tot i que de forma molt més light, sota la lupa d’una comissió parlamentària presidida pel diputat de la CUP David Fernàndez, que els republicans havien volgut com un dels trumfos simbòlics per a prestar la seva col·laboració al govern d’Artur Mas des de 2012. En aquell moment s’ignoraven les moltes derivades concretes d’aquella confessió —que ara estan sent analitzades per policies i jutges i que encara manquen de sentència. Tanmateix, l’impacte va ser devastador. Aquella enigmàtica advertència que el president Maragall havia fet deu anys abans al Parlament, quan havia deixat anar a Artur Mas que el problema de CDC es deia «3 per cent», ressonava eixordadora. Una mena d’incredulitat generalitzada es va emparar del conjunt de la societat catalana: Pujol podia ser moltes coses, però fins i tot per a aquells que l’havien combatut, no deixava de ser un punt de referència sense el qual seria impossible concebre la història recent del país. Un pare de la pàtria, el pare de la pàtria. I per a CiU, per a CDC, però especialment per Artur Mas, Pujol era moltes coses més: sobretot, la font original de legitimitat del seu lideratge. Francesc Marc Álvaro ho ha explicat de forma magistral al seu llibre Ara sí que toca (publicat el 2003, però reeditat a corre-cuita el 2014 i esdevingut un veritable best seller): [4 ]Jordi Pujol féu el pas probablement més decisiu de la seva carrera —determinar qui seria el seu successor— de la mateixa manera que havia fet tots els altres, és a dir, amb total autonomia, gràcies a l’aura d’autoritat que l’envoltava. I si la legitimitat d’haver estat l’escollit per Pujol havia estat per a Artur Mas un actiu fins al 25 de juliol de 2014, a partir del 26 començà a ser una llosa molt difícil de suportar. Les apel·lacions inicials de Mas i de tota la cúpula de CDC en el sentit que es tractava d’un afer privat del Sr. Pujol —fulminantment li van ser retirats els atributs d’honorabilitat—, no només no van convèncer ningú, sinó que fins i tot van empitjorar la situació. Entre altres coses perquè si bé és cert que el lideratge «autònom» d’Artur Mas es va forjar sobretot en l’època de la seva experiència amb els governs tripartits, el cordó umbilical amb Jordi Pujol no es va trencar mai, i tant els anys d’oposició com els primers anys de mandat es van caracteritzar per unes polítiques de centredreta. En un país que després de més de tres anys de crisi, ho volia tot menys un dirigent que havia fet de les polítiques d’austeritat bandera i que, damunt, ara perdia també el crèdit que li havia donat el fet de ser successor d’un pare de la pàtria que va i era —ell mateix ho havia admès—, com a mínim, algú que treia capitals fora del país i que evadia impostos.

Va ser en aquest context que Mas i CDC van apostar-ho tot pel referèndum del 9N, intentant limitar al màxim les possibles conseqüències judicials, però donant un missatge clar: si feia falta desobeir i pagar-ne les conseqüències, ell en primera persona i els seus col·laboradors, hi estaven disposats. El sentit del gest —amb una escenificació extremadament acurada: al final de setembre es va retransmetre en directe la signatura del decret de convocatòria—, és important perquè és profundament polític: amb la signatura del decret Mas estrenava una legitimitat allunyada alhora de les retallades —per rupturista— i del mateix Pujol —per independentista—, que el consolidava, en el camp sobiranista, com a líder més enllà del seu partit. Esdevenia el president que havia donat resposta al clam del carrer a l’última Diada.

Molts comentaristes independentistes de sensibilitats diverses coincideixen a dir que, per a una acceleració decisiva del Procés, hauria estat aquell el moment de convocar unes eleccions catalanes. Encara no disposem d’elements suficients per a intentar esbrinar per què Artur Mas —i cal no oblidar que era l’únic amb la potestat de convocar eleccions— no va optar per això. Tanmateix, els esdeveniments posteriors permeten reconstruir algunes de les raons probables, de diverses menes, que podrien proporcionar-hi alguna pista. La primera fa referència al mateix instrument de les eleccions. El 9N, en definitiva, havia estat una gegantina i festívola mobilització independentista, però res més. Una mobilització amb un simbolisme potentíssim (les urnes), però sense cap conseqüència política real. Ni a dins de l’estat espanyol, ni, per descomptat, en l’àmbit internacional.

Tot i que fou el mateix Mas qui va suggerir l’instrument de les eleccions anticipades com a succedani d’un referèndum negat per l’estat espanyol, ara, cap al final de 2014, el problema era: tenia prou força l’independentisme per a plantejar les eleccions com a plebiscitàries? I sobretot, amb quina repartició interna dels consensos? En les respostes que es va donar Artur Mas a aquestes preguntes, el precedent de 2012 i el tast de les urnes reals en les eleccions europees de 2014, hi van tenir un paper clau: el risc per a CiU era molt alt. Tot el capital de «lideratge» del procés que havia guanyat amb el 9N —al preu d’esquerdar i destruir el consens sobre el dret a decidir— podia quedar clarament compromès si els resultats de l’independentisme eren insuficients o si, en tot cas, els convergents quedaven per sota d’ERC. Sembla raonable pensar que per això mateix hi va haver tanta insistència per part del president en la construcció d’una llista única independentista, que arribaria a ser la conditio sine qua non de la convocatòria electoral. [5]

Primaveres i hegemonies plurals

L’acord per a la celebració de les eleccions i la candidatura conjunta va tenir una acceleració important cap al final de la primavera de 2015. Tot plegat referma la idea apuntada al principi d’aquestes pàgines: en el laboratori polític català dels últims anys s’hi donen més d’un i més de dos processos alhora, que s’influencien mútuament. Hi ha hagut a Catalunya, i amb unes característiques molt peculiars, un procés de sacseig a l’anomenada vella política que es va expressar d’una manera molt clara en les eleccions municipals de la primavera de 2015. Candidatures d’esquerres que han aplegat sovint plataformes ciutadanes, moviments socials i partits, en proporcions i combinacions variables, s’hi han imposat, sobretot a l’àrea metro- politana de Barcelona. Aquesta és una de les dades importants que sobresurten del mapa municipal del maig: ERC i CDC tenien bons resultats al conjunt dels municipis de les províncies de Lleida i Girona sobretot, menys significatius a Tarragona, mentre quedaven en una posició de feblesa en molts consistoris (amb excepcions rellevants) de l’àrea metropolitana de Barcelona. La CUP conqueria ciutats de l’interior importants, reforçant el seu perfil d’alternativa de regeneració en escenaris de clara hegemonia independentista. Segurament, la victòria més important —no pas l’única, però sí la que va tenir més projecció— d’una candidatura del «canvi» va ser a Barcelona, amb l’arribada a l’alcaldia d’Ada Colau, un veritable terratrèmol al sistema polític català les conseqüències del qual encara estan lluny de veure’s completament. Però també el cas de Badalona, on Dolors Sabater, candidata d’una agrupació que aconseguí aplegar des de Podemos fins a la CUP i els partits històrics de l’esquerra catalana com ICV, es feia amb l’única i polèmica alcaldia important del PP a Catalunya.

Les eleccions del maig impactarien de forma evident sobre el Procés, un cop més per una qüestió de relat. Per primera vegada en cinc anys, la narrativa del Procés havia quedat no derrotada, sinó clarament desplaçada. A Barcelona la opció de CDC —i en bona part també d’ERC— de construir la campanya no sobre les polítiques de ciutat, sinó sobre Barcelona com a capital de la futura Catalunya independent, havia estat un greu error de plantejament. Entre altres coses, perquè la narrativa del canvi ni negava, ni exaltava la qüestió nacional, sinó que simplement la incorporava amb una certa naturalitat com una qüestió democràtica i no identitària, utilitzant el ressort del dret a decidir, donat per superat potser de forma potser massa ràpida per les forces nacionalistes.

Al maig es demostrava que la «inflamació catalana» (Enric Juliana dixit) era diversa políticament i geogràfica, contenia moltes coses alhora i no s’havia pas de donar per descomptat que s’haguessin de conjugar en forma, per dir-ho així, «processista». Potser s’havia participat en les diades dels últims anys, o en el 9N —com, per altra banda, la mateixa Ada Colau havia fet—, però això no es traduïa en una automàtica desconnexió d’allò que estava passant a la resta d’Espanya —com demostrava la complicitat amb processos de canvi a Madrid, o a València—, ni encara menys en el vot a una opció electoral que posés la independència per sobre de tot.

És evident que aquest fet va tenir un impacte molt fort sobre les estratègies dels partits de cara a les eleccions del setembre. Mentre ICV i EUiA, amb certa precipitació, posaven a punt una candidatura amb Podem —en la qual, però, no entrarien les forces lligades als moviments municipalistes—, CDC trencava definitivament amb UDC i augmentava exponencialment les pressions sobre ERC i la CUP per a la confecció d’una candidatura conjunta amb Mas al capdavant. Tot i que finalment es conformaria la candidatura, les seves característiques reflectien plenament les tensions interpartidistes: de la primera proposta d’una «llista del President» que agrupés CDC, ERC i fins i tot la CUP, es passaria a la «llista amb el President» i, en algun moment, fins i tot «sense President», quan la CUP va proposar la conformació d’una llista integrada només per figures de la societat civil. Com és notori, la negociació es va saldar amb una solució com a mínim inèdita: mentre que la CUP s’hi despenjava, CDC, ERC, els independentistes democratacristians d’Unió —que s’havia trencat pràcticament per la meitat—, els sobiranistes de la diàspora socialista i figures procedents de les entitats sobiranistes (ANC, Òmnium Cultural i l’organització de castellanoparlants per la independència Súmate) conformarien la candidatura Junts pel Sí, amb un curiós sistema d’atribució dels llocs a la llista. Els tres primers serien per a personalitats independents (amb l’exICV Raül Romeva de cap de llista), el número 4 per a Artur Mas i el cinquè lloc per a Oriol Junqueras. L’acord incloïa diverses «clàusules»: des de la repartició dels llocs a la llista entre CDC i ERC (amb un lleuger avantatge per a CDC), un «full de ruta» per a practicar la desconnexió de l’estat, les línies del nou govern i, sobretot, el compromís que fos Artur Mas, de forma inequívoca, el candidat a la presidència. De fet, quan a l’agost Romeva va insinuar en unes declaracions que aquesta part de l’acord no estava clara, [6] sortiria immediatament a esmenar-li la plana la vicepresidenta Neus Munté, fent-ho a més —i generant així una confusió bastant notable amb relació a les fronteres entre paper institucional i legítima competició electoral— des de la trona del govern, un fet bastant insòlit.

Del vot de la teva vida als tres mesos que sacsejaren el procés

Comsevulla que fos, la campanya arrencà amb una enèsima i gegantina manifestació per la Diada: la data per a les eleccions va ser escollida justament perquè el primer dia de campanya coincidís amb l’11 de Setembre.

En certa forma, J×Sí portava a l’extrem totes les línies argumentals emprades fins aleshores i, havent pres nota del maig, n’integrava de noves, que pivotaven sobre la idea de la independència com a instrument de justícia social i regeneració política. Fins i tot l’estètica dels candidats i el llenguatge de la campanya ho reflectia: alhora que hi desapareixien corbates, el discurs electoral incorporava conceptes com «empoderament ciutadà», o bé propostes com ara «la renda garantida de ciutadania». Tanmateix, no es tractava ben bé d’una virada cap a l’esquerra —tot i que evidentment l’aportació d’ERC s’hi va fer sentir—, sinó d’un eixampla- ment del discurs —incorporant missatges en certa manera contradictoris— per cobrir el màxim ventall d’electorat susceptible d’apostar per l’independentisme. Aquest element es reflectia també en el plantejament clarament transcendent de les eleccions: «el vot de la teva vida», la manifestació de voluntat definitiva cap a la independència.

La campanya seria també tota una demostració de l’arrelament de les formes de participació experimentades en els anys anteriors i canalitzades a través de l’ANC. Tot i que aquesta organització finalment optaria per recomanar el vot a qualsevol de les dues candidatures independentistes —cosa que després del 27S el seu president Jordi Sánchez lamentaria en un controvertit tuit—, el pòsit, per dir-ho així, cultural del cicle de mobilitzacions de les diades guardava una estreta relació amb la idiosincràsia de J×Sí. Inclòs el veritable talent per al happening: una candidatura que aplegava des de Carme Forcadell a Lluís Llach i Pep Guardiola tancant la llista era una candidatura estudiada perquè resultés d’alguna manera incòmode no votar-la.

En termes més prosaics, també era una candidatura pensada per obtenir una majoria absoluta que permetés formar un govern. Malgrat que ERC, CDC —i per descomptat, el mateix Mas— plantejaren en tot moment les eleccions com el succedani d’un referèndum que no s’havia pogut fer, alhora recordaven que seria suficient l’obtenció d’una majoria en escons per poder posar en marxa el full de ruta acordat. Més enllà de les valoracions que es puguin fer sobre la cultura democràtica d’aquesta assumpció, el fet té a veure un cop més amb la narrativa, o més ben dit les narratives (en plural), que cal tenir en compte a l’hora d’interpretar tots els es- deveniments que es derivaren del 27S. D’una banda, n’hi havia una, per dir-ho així, subterrània, no explícita i orientada als mateixos integrants de J×Sí, que, intentant superar les rivalitats interpartidistes, posava al centre la necessitat d’obtenir majoria suficient per a garantir governabilitat. En aquest punt va ser central la «gran por» del maig, perquè si era cert que la imatge de la derrota a Barcelona s’associava al convergent Xavier Trias, els republicans havien quedat desplaçats de la cursa per l’altre costat de la plaça de Sant Jaume, no arribant a tenir mai les opcions de victòria que uns mesos abans havien semblat molt versemblants. D’una altra, hi havia una narrativa gairebé mítica que derivava de la necessitat de mantenir com més en tensió millor l’electorat independentista, que al cap de dos anys començava a demostrar senyals d’esgotament.

Amb el temps i el coneixement del que va passar després, la temptació de donar-hi una explicació simplista —la segona narrativa no era sinó una tapadora de la primera— és gran i té elements de solvència interpretativa, però no serveix per a explicar el conjunt del fenomen. En certa manera el marc argumental que havia dibuixat el procés des del 2012, era una línia recta que portava de forma inevitable cap a la independència perquè aquesta era la voluntat del poble de Catalunya. Un marc mental que arrelava profundament en sectors significatius de la població i que en bona part s’havia fet hegemònic justament perquè instaurava una narrativa de victòria. Al setembre de 2015 simplement, cap dels actors implicats —fossin polítics, mediàtics, o de la societat civil—, no estava disposat a abandonar-la.

Si no es tenen en compte aquests elements és difícil explicar per què l’independentisme majoritari —i no únicament el polític— va fer una interpretació dels resultats del 27S tan esbiaixada i per què en els tres mesos següents a les eleccions es va entrar en allò que, un cop més, Enric Juliana va definir com la «fase daliniana del Procés».

Amb una participació molt alta —gairebé el 80% del cens— l’independentisme havia perdut clarament el plebiscit —amb prou feines arribava al 48% dels vots emesos— i havia guanyat, amb una correlació de forces difícil de gestionar —J×Sí 62 diputats, ben lluny de la majoria absoluta, més 10 diputats de la CUP—, les eleccions. I tanmateix, han circulat pel món les imatges d’Artur Mas proclamant solemnement en diverses llengües en l’escenari mític del complex cultural del Born —on, per cert, s’hi instal·là una exposició permanent sobre el tricentenari del 1714—: «Hem guanyat!», enmig de les banderes estelades. Hi havia alguna cosa més que la clàssica retòrica de les nits electorals. Una poderosa exhibició d’una inevitabilitat festiva de la independència, que la realitat ni podia, ni havia de trencar. Les declaracions d’Antonio Baños, cap de llista de la CUP, reconeixent la derrota en el plebiscit van ser ràpidament desplaçades per l’independentisme majoritari.

I fou també aquesta lectura esbiaixada que va portar als tres mesos més convulsos i alhora més surrealistes de la política catalana, que durien finalment a la investidura a corre-cuita de l’exalcalde de Girona, Carles Puigdemont. Després d’un llarg viatge, un ràpid i sobtat retorn de la política.

El retorn de la política i unes observacions finals sobre utopies i distopies disponibles

La investidura de Puigdemont marcava el retorn de la política entesa en el sentit més tradicional i pragmàtic del terme. El «pas al costat» d’Artur Mas no només permetia evitar unes eleccions que probablement haurien estat directament mortals per a CDC sense fórmules unitàries, sinó també guanyar temps per portar endavant la ja inajornable tasca de refundació d’un partit profundament tocat per la seva gestió política i pels casos de corrupció, i que té pendent completar portes endins el seu trànsit cap a l’independentisme.

Tanmateix, no es tracta només de la capacitat dels convergents d’imposar el seu calendari particular: no n’hi hauria prou. L’aturada que representa la presidència de Puigdemont, i per tant tot el tancament de la fase encetada al 2010, sembla haver estat acceptada per la majoria d’actors polítics per obrir portes —encara que sense dir-ho— a possibles canvis a Madrid, però sobretot perquè permet portar a terme la redefinició global dels espais polítics a Catalunya.

En realitat, aquest és un tema que s’ha fet present en tot moment els últims cinc anys i que s’ha palesat cada cop que —fos quina fos la convocatòria—, s’han tret les urnes. Els profunds canvis que s’han posat de manifest —el 2012 tímidament amb l’entrada de la CUP al Parlament, de forma més esperada el 27S amb la pujada de Ciutadans, i de forma menys previsible pel maig i desembre de 2015 amb la victòria dels Comuns d’Ada Colau i Xavier Domènech, que just aquests dies anuncien la construcció d’un nou projecte polític amb potencialitats molt consistents—, han estat l’element determinant del sobtat retorn a un cert pragmatisme. Ara per ara, la política a Catalunya manté floritures retòriques de fulls de rutes i proclamacions republicanes, però a l’hora de la veritat es mesura amb vots, escons, pressupostos, pactes parlamentaris, a Madrid i a Barcelona. És molt aviat per saber en què quedarà tot plegat, però és una evidència que la crisi dels partits tradicionals de la qual darrerament se’n parla tant, no és pas privativa del marc estatal. Al contrari, es podria dir que ha tingut una prèvia a Catalunya: UDC n’ha estat la primera víctima, el PP s’encamina cap a la marginalitat, ICV i EUiA han optat per una estratègia de confluències que aboca a la superació de la seva estructura organitzativa, el PSC està en una fase de reconfiguració del seu projecte polític i ja ha assumit que no és la força central de l’esquerra. CDC i ERC són també forces de «la vella política» i malgrat el Procés —o potser gràcies a aquest, això encara s’ha de veure—, també estan destinades a canviar i, almenys aquestes semblen les tendències, en un marc de competició aferrissada pel mateix espai polític.

Amb una definició encara no superada, Marina Subirats ha parlat de la independència de Catalunya com a «utopia disponible», [7] que en absència d’altres —l’eclosió política de Podemos i de les candidatures del canvi vindrien més tard—, en la fase més dura de la crisi havia funcionat com a catalitzador d’una frustració generalitzada en la societat catalana. La independència com a debat vertebrador ha estat paral·lela al sorgiment de dinàmiques de mutació dins del sistema polític català i alhora —és impossible negar-ho, per molt que se’n parli de desconnexió—, pot acabar sent una palanca important de canvi en el conjunt del sistema i de la cultura política arreu de l’estat. En aquest sentit, es podria matisar la definició dient que tot i ser una utopia, la seva disponibilitat ha facilitat la posada en marxa processos de canvi real.

Tanmateix, val la pena també preguntar-se sobre els costos que ha comportat, els danys col·laterals generats per la seva presència hegemònica en el debat polític dels últims anys. En altres paraules, cal valorar també les distopies que malauradament ha fet disponibles, a l’abast de la societat i de la política catalana. Se’n podrien esmentar almenys cinc.

La primera n’és segurament la introducció d’argumentacions insolidàries abans desconegudes en el lèxic polític del catalanisme. En el moment en què CiU, la força política nacionalista més important del Parlament, difonia el 2013 cartells amb el lema «L’Espanya subsidiada viu a costa de la Catalunya productiva», s’havia trencat tota una gramàtica axiològica tradicional, que mai havia volgut «importar» —encara que fossin electoralment rendibles—, motius argumentals més aviat propis de la Lega Nord italiana que no d’un moviment polític radicalment democràtic. Per al catalanisme en general, i per al catalanisme conservador en particular, la reivindicació del caràcter emprenedor, productiu i modern de la societat catalana no havia mai estat associada de forma tan explícita amb uns tòpics negatius aplicats a la resta de l’estat, establint dinàmiques de confrontació. [8]

La segona fa referència al llenguatge, que com tothom sap, és l’eina més poderosa de creació de realitats. I en aquest sentit s’ha de remarcar la difusió de determinats apel·latius per assenyalar els contraris, o fins i tot els tebis, envers la independència. Sense entrar a valorar aquest fenomen a les xarxes —que com és notori són un receptacle dels pitjors impulsos—, val la pena recordar que en el llenguatge fins i tot dels mitjans tradicionals s’ha introduït el terme «unionista» per denotar els partidaris de la permanència de Catalunya a l’estat espanyol. No se li escapa a ningú que «unionista» és un terme derivat del conflicte nord-irlandès. No vull insinuar de cap manera que el Procés hagi incorporat dinàmiques violentes —al contrari, la «marca» de les mobilitzacions ha sigut tothora el seu caràcter pacífic i festiu—, però em sembla que la polèmica política ha acabat lliscant progressivament cap a una polarització binària que ha trencat els espais de mediació, derivant en un frontisme espuri —per la permanència d’opcions possibilistes—, que tanmateix no deixa de ser, al capdavall, frontisme, amb una dimensió aritmètica, geogràfica i cultural acusada. No només el país, davant la independència, es divideix quantitativament per la meitat, sinó que sembla que ho fa també entre ciutats i comarques i per llengua materna. [9]

La tercera fa referència a la sobrerepresentació que ha tingut en els últims cinc anys la dimensió merament simbòlica del debat per damunt de la política pròpiament dita. Si es mira fredament la història política i institucional de les darreres dues legislatures a Catalunya es pot observar una destacada continuïtat governamental en el marc d’una certa paràlisi parlamentària i legislativa. Entre les dues curtes legislatures encapçalades per Artur Mas hi ha hagut canvis de menor entitat pel que fa a l’equip de govern i la paradoxal situació que el grup més gran de l’oposició (ERC), hagi abdicat de la seva funció de fiscalització en funció de «motius patriòtics». A més, cal parar esment al fet, prou singular, que la configuració de les llistes per a les eleccions de 2015 ha evitat que el president sortint —no sent el cap de llista i per tant no participant als debats— fos jutjat pels electors per les seves polítiques. El fenomen ha tingut una repercussió decisiva també en el marc del debat públic fora del Parlament: els mitjans —especialment els públics, però en bona mesura també els privats, amb comptades excepcions—, han assumit de forma gairebé íntegra aquest plantejament, marginant de manera dràstica de l’espai de debat tot allò que no interpel·lés directament el Procés i, en concret, la seva vessant simbòlica. En certa forma, el debat polític català ha estat afectat durant cinc anys per una estranya malaltia que a les xarxes socials ha estat batejada com a endemanisme, de l’«endemà». La idea, en definitiva, que fos legítim suspendre el debat a l’entorn de les polítiques concretes perquè d’aquestes ja se’n parlaria quan toqués, és a dir, l’endemà de la independència.

La quarta fa referència al replegament general que les tendències mainstream del debat polític i públic més en general han viscut a Catalunya cap al seu interior. En certa forma, els cinc anys del Procés han estat també la història d’una mena de gegantina abstracció col·lectiva de sectors importants de la societat, la política i la cultura catalanes. Que ha implicat també elements importants de reafirmació en certa mesura saludables, perquè han demostrat l’existència d’uns recursos «d’autoestima col·lectiva» d’envergadura. Però que ha tancat, i molt, els horitzons del debat. Els nivells d’autoreferencialitat política i cultural han estat considerables, fins al punt, a vegades, de pensar que no tant institucionalment, però sí conceptualment, Catalunya estava en una situació de voluntària desconnexió, simplement impensable al començament del segle XXI. Ho demostren les desenes de títols publicats en aquests anys sobre el Procés —tret de poques i interessants excepcions, [10] del tot abocats a l’autocelebració—, o les iniciatives culturals de vegades polèmiques.[11] I, en canvi, la manca de qualsevol intent de construcció de complicitats amb realitats properes, amb història i interessos compartits, com és el cas del País Valencià.

Finalment, val la pena recordar que l’evolució d’una part del nacionalisme cap a l’independentisme, absolutament legítima, no cal dir-ho, ha comportat també el trencament del catalanisme polític com l’havíem conegut fins ara, que havia aplegat, d’ençà la Transició sensibilitats i plantejaments diversos amb aquell «ecumenisme» dels objectius últims que en bona part havia estat la clau del seu èxit. El Procés, en canvi sembla haver reduït sensiblement el «perímetre» del catalanisme i haver consagrat —si més no, fins ara— com una de les opcions centrals del tauler polític català a Ciutadans, que se n’autocol·loca clarament a fora. Potser no estarà clar que aquest últim element s’hagi de situar en un llistat distòpic. Hi haurà, com és lògic, opinions diferents al respecte. Les cultures polítiques nacionals evolucionen i de vegades ho fan per elisió de parts d’elles, o de forma més o menys conflictiva. Tanmateix, no deixa de ser una contradicció que en el moment en què es planteja un enfortiment de Catalunya com a nació diferenciada, s’hagi acceptat trencar una de les seves característiques definitòries: una cultura política de base autònoma i compartida.

No és segur que les dinàmiques distòpiques s’acabin consolidant, que hagin vingut per quedar-se o bé, en canvi, que siguin part d’una etapa ja conclosa. La predicció del futur s’escapa a la feina dels historiadors. Com a ciutadans, només es pot esperar que no sigui així.

Notes

1 J. L. Gaddis, El paisaje de la historia: cómo los historiadores representan el pasado, Barcelona, Anagrama, 2004

2 CiU, Programa electoral 2012. Catalunya 2020, p. 10, disponible a: <http://file01.lavanguardia. com/2012/11/06/54354241506-url.pdf>, darrera consulta: 27 de gener de 2016

3 E. Juliana, Tarjeta Negra, Barcelona, RBA, 2015

4 F. M. Álvaro, Ara sí que toca. El pujolisme, el procés sobiranista i el cas Pujol, Barcelona, Edi- cions 62, 2014

5 Roger Palà, «Set dies de juliol que haurien pogut canviar-ho tot: de la “llista sense presi- dent” a Junts pel Sí», Crític, 25 de setembre de 2015, disponible a: <http://www.elcritic.cat/ investigacio/set-dies-de-juliol-que-haurien-pogut-canviar-ho-tot-de-la-llista-sense-president -a-junts-pel-si-5789>, darrera consulta: 27 de gener de 2016

6 Vegeu El Periódico, 23 de juliol de 2015, disponible a: <http://www.elperiodico.com/es/ noticias/politica/raul-romeva-acuerdo-dice-explicitamente-que-president-sera-mas- 4378702>, darrera consulta: 27 de gener de 2015

7 Marina Subirats, «Una utopía sostenible», dins La maleta de Portbou, disponible a: <http: //www.lamaletadeportbou.com/articulo/una-utopia-sostenible>, darrera consulta: 27 de gener de 2015

8 Que la qüestió de la progressiva mutació del llenguatge emprat fos un element de cert con- flicte, ho demostra el fet que ja al novembre de 2011 la presidenta del Parlament aleshores, Núria de Gispert, va prohibir l’ús d’«expressions injurioses contra l’estat espanyol» durant les intervencions parlamentàries. La resolució de la presidència arribava després d’una protesta del diputat de Ciutadans Jordi Cañas per les expressions utilitzades pel diputat de Solidaritat Catalana per la Independència Uriel Bertran. Vegeu Quico Sallés: «Núria de Gispert prohibeix dir al Parlament que “Espanya ens roba”», disponible a: <http://www.naciodigital.cat/ noticia/37528/nuria/gispert/prohibeix/dir/al/parlament/espanya/roba>, darrera consulta: 12 de febrer de 2016

9 Un interessant repàs de les característiques socials, demogràfiques i culturals del suport a la independència a Ivan Serrano, «Just a matter of identity? Support for independence in Catalonia», Regional & Federal Studies, 2013, vol. 23, núm. 5, pp. 523-545

10 Una clara excepció n’ha estat J. Amat, El llarg procés, Tusquets, 2015

11 En són bons exemples el simposi «Espanya contra Catalunya» o el memorial del 1714 installat al mercat del Born

Paola Lo Cascio és llicenciada en Ciències Polítiques (Universitat La Sapienza, Roma) i doctora en Història (Universitat de Barcelona). A hores d’ara és professora associada al Departament dHistòria Contemporània de la Universitat de Barcelona i investigadora postdoctoral de l’Ins- tituto de Ciências Sociais da Universidade de Lisboa. Entre els seus temes de recerca recent cal esmentar el discurs polític del feixisme italià sobre la intervenció en la guerra civil espanyola, la percepció de la figura del president Jordi Pujol a la premsa estrangera, i les elits econòmi- ques i la cultura empresarial a l’Espanya del segle XX. És autora, entre altres, de Nacionalis- me i autogovern, Afers, 2008; Economía franquista y corrupción (amb A. Mayayo i J. M. Rúa), Flor del Viento, 2010; i La Guerra Civile Spagnola. Una Storia del Novecento, Carocci, 2013